Eden Log, Dante 01, Babylon A.D.
Est ce un regain de la France pour le genre, un hasard, ou une preuve de la bonne forme du cinéma de genre français ?
Mystère…
On ne peut de toute façon pas vraiment parler de grande forme pour le cinéma de genre français tant celui-ci reste encore dans une niche pendant que des machins comme Taxi font le bonheur des gros producteurs (non je ne fais référence à personne !).
Mais ne tombons pas non plus dans le défaitisme, l’accumulation des bon films du cinéma de genre français ne peuvent que faire frétiller les cinéphiles avides d’oeuvres enthousiasmantes.
(Je ne reviendrais pas sur Eden Log auquel j’ai déjà consacré un article)
Dante 01, prison spatiale, dérive dans l’atmosphère suffocante de Dante, planète hostile, son seul horizon. À l’intérieur, six des plus dangereux criminels des mondes environnants servent de cobayes à d’obscures expériences.
Une résistance s’organise autour de César, psychopathe manipulateur. Mais son autorité se voit remise en cause par l’arrivée de St Georges, mystérieux détenu, possédé par une force secrète, qu’il apprendra à maîtriser pour faire face à l’hostilité de ses co-détenus, et les libérer de l’attraction maléfique de Dante.
Marc Caro est le côté obscur des films de Caro & Jeunet. Il semble le prouver ici avec son film. Il retrouve d’ailleurs une partie des habitués des oeuvres des deux compères dont l’excellent Dominique Pinon (accompagné entre autres, de Lambert Wilson)
Comme cet article est quelque peu en retard (le film est sorti le 2, le zombie désespéré va devoir se bouger le cul décrépi pour être à la page !), les critiques sont déjà consultables à droite et à gauche.
Le film se fait pas mal descendre par les journalistes. Reste à voir si ce n’est pas un avis de critiques frileux…
Que le film soit bon ou pas, il faut reconnaître que c’est une oeuvre d’un passionné qui s’est battu durant des années afin que son projet aboutisse.
Je laisse d’ailleurs parler l’intéressé :
« C’était de continuer à développer, comme dans Delicatessen et La Cité des Enfants Perdus, la création d’un univers complet et cohérent. Un film, c’est un tout. Et tous les aspects de ce film ont été réalisés dans un esprit artisanal : celui de la précision et de l’amour du travail bien fait. Notamment par un soin porté à l’histoire en abordant nos problématiques contemporaines liées à la technologie et à la déshumanisation, et en jouant sur l’aspect intemporel et universel des mythes. Également par un soin porté au décor, traité comme un véritable personnage lui aussi archétypal, sorte d’incarnation du labyrinthe psychologique des personnages dans un jeu de couloirs, d’écrans et de miroirs sans tain. Et enfin par un soin porté à la lumière, évoquant la tonalité émotionnelle des séquences par le travail sur la couleur, sur le contraste des matières et, sur la densité des ambiances. Ce film est donc comme le vaisseau de l’histoire et pour le mener à bon port avec cette exigence de qualité, je me suis entouré du meilleur équipage en travaillant avec mes complices de toujours, ceux qui m’ont accompagné sur les précédents films. »
Si un lecteur (ou une lectrice) de DZ l’a vu, qu’il (elle) n’hésite pas à en parler ici.
Dans un futur proche, dans un monde ravagé par la guerre, en proie à l’anarchie et aux intégrismes de tous ordres. Le mercenaire Hugo Cornelius Toorop est chargé d’escorter de la Russie au Canada une jeune fille se prénommant Marie. Mais au cours de leur périple, il va découvrir que celle-ci transporte en elle un virus capable d’anéantir la race humaine.
Après Eden Log et Dante 01, sortira (le 27 Août prochain) Babylon A.D., un film ricain produit par des français et réalisé par un français (Mathieu Kassovitz).
On y retrouvera entre autres : Vin Diesel (enfin de retour dans un univers SF !!), Michelle Yeoh, Mélanie Thierry, Charlotte Rampling, Gérard Depardieu (!) et Lambert Wilson (encore lui !).
Peu d’infos concrètes pour le moment en dehors de quelques photos et un micro teaser monté rapidement qui réunit des images de tournages.
Plus de news, dés que possible sur DZ !




