Zombieland : avis (+ Zombie Night Paris 2009)
(suite de l’article sur la Zombie Walk)
La Zombie Night
Halloween s’est donc poursuivi (et terminé) d’une bien belle manière ! En quelque sorte, les « zombie walkers » ce sont retrouvés pour se reposer tout en regardant d’autres zombies marcher sur l’écran du Nouveau Latina.
La (petite) salle s’est bien vite remplie, il n’y avait plus une salle place de libre. Dés le début l’ambiance était excellente, tout le monde était là pour s’éclater en regardant des bandes délirantes.
En dehors des 3 films qui ont été diffusés, on a pu voir pas mal de trailers (pour la plupart des raretés bis et Z bien jouissives). La soirée a été aussi ponctuée par une présentation fun et zombiesque. Les spectateurs on pu gagner des exemplaires de Orgueil et Préjugés et Zombie (que je suis entrain de lire, je vous en parlerais bientôt). On nous a également offert des numéros de Brazil (celui dont je vous avais parlé).
La soirée a donc commencé avec Zombieland (dont je vous parle plus loin dans cet article). Elle s’est ensuite poursuivie avec Villemolle 81, le Z de Winshluss qui est un vrai mélange entre les émissions TV Strip Tease et Groland avec un zombie flick ! C’est tout à fait le genre de film qui assume son manque (ultra) flagrant de moyen et qui du coup finit par en jouer (voir les scènes de poursuites avec des voitures miniatures). Un vrai bon petit Z qui réussit (et c’est rare) à avoir sa propre identité.
Enfin, vers 4 heures du matin, le film pas du tout surprise a déboulé sur l’écran : Braindead. Pour certains ce fut une très belle découverte, pour d’autres (comme moi) ça été un vrai plaisir de revoir ce film en salle. En dehors de son horrible doublage français, le film n’a pas pris une ride. Il est toujours aussi dégueulasse, fun, con, et méga gore. Un véritable chef d’oeuvre éternel du genre.
Zombieland
LE gros morceau de la soirée était évidemment la diffusion (1 mois en avance !) de ce zombie flick très attendu (dont par moi, la preuve là, ici et aussi là).
Je restais tout de même franchement très méfiant malgré des trailers vraiment jouissifs. Le tout sentait pas mal la vulgarisation du zombie flick, et Ruben Fleischer, inconnu au bataillon, n’avait jamais rien fait du tout de lié au genre.
J’ai eu la chance de découvrir ce film dans les conditions idéales : une bonne salle de ciné, le film diffusé en VOST, et une ambiance du tonnerre !
Autant vous le dire tout de suite, j’ai adoré Zombieland ! N’allez pas le voir en pensant voir un film ultra angoissant, violent et sombre car vous ne vous y retrouverez pas. Par contre, si vous vous attendez à une oeuvre très fun et respectueuse du genre, vous ne serez pas du tout déçu !
Avec un peu de recul, je me dis que Zombieland est une sorte de mélange entre le zombie flick classique (mais moderne) et une oeuvre de Jude Apatow. Ce qui, venant de moi, est un vrai gros compliment.
Les vieux conservateurs du genre, pourraient s’offusquer de ces films qui apportent une franche évolution au genre, mais pas moi. Il y a une place pour chaque film de zombie, avec son propre style. L’un ne mangera jamais l’autre !
Pour en revenir au film en lui même. Le scénario est, au fond, bien classique mais celui-ci est tellement agrémenté d’éléments (très) frais, qu’on en oublie largement ce détail.
Les 4 personnages principaux sont parfaitement dessinés et interprétés. Ma préférence ira bien sûr a Woody Harrelson dans le rôle d’un Tallahassee aux actions et réflexions tout simplement jouissives !
Le personnage de Columbus apporte lui une sorte de porte d’entrée au spectateur qui peut s’y identifier mais offre aussi le génial gimmick des « rules » qui rythmera tout le film, appuyant alors d’autant plus sa dimension comique.
Toutefois, quelques éléments dramatiques seront amenés plus maladroitement. Mais rien de bien grave.
Difficile de ne pas mentionner (sans le nommer !) le génialissime caméo qui sera un vrai cadeau pour les fans (d’ailleurs, je suis totalement d’accord avec Tallahassee quand il parle de cette personne).
Malgré la (trop) grande quantité de zombie flicks, Zombieland a réussi tracer son propre sillon en imprégnant fortement sa propre identité. Il est d’ailleurs intéressant de remarquer que les adultes, et les adolescents qui le sont devenus par la force des choses, tendent tous, dans ce film, à un retour vers l’insouciance pré ado voir enfantine. Une certaine manière, sans doute, de s’échapper de la dure réalité à laquelle ils sont confrontés.
Sur ce point, le film prend pas mal à revers pas d’autres du genre.
Je ne vais pas comparer Zombieland à Shaun Of The Dead. Chacun a sa propre saveur et est profondément lié à son pays d’origine. Toutefois, si je devais leur trouver un point en commun, ce serait sans aucun doute le fait qu’ils ne tombent jamais dans la parodie irrespectueuse du genre (Scary Movie et consort…), bien au contraire !
Si j’avais créé un sigle « DZ Approved », il est certain que Zombieland y aurait eu le droit !
Lectrices et lecteurs de DZ, vous saurez quoi faire dés la fin du mois !
novembre 4th, 2009 massacré par Desperate Zombie | 16 Commentaires »




