The Taint : critique [une misogynie massacrante]

Posté le 25 janvier 2011 par Desperate Zombie dans Cinéma, critique de film avec comme tags , ,

Dans un précédent article, je vous présentais un film qui me semblait franchement WTF. J’y avais traduit la présentation officielle qui était quelque peu hallucinante. Si vous avez raté cet article, je vous invite à aller le lire, et à regarder la bande annonce qui s’y trouve, vous allez être mis directement dans l’ambiance !

Drew Bolduc qui a écrit, coréalisé et coproduit The Taint avec Dan Nelson (avec qui il a même signé la musique), et tient le rôle principal (ainsi qu’un autre, sic !) m’a contacté afin que je puisse visionner son film. Vu l’immense curiosité qu’il avait éveillé en moi, je ne pouvais qu’accepter !
J’ai alors reçu assez rapidement le pli contenant le dvd gravé avec le rose fluo qui orne l’excellente affiche du film.

Si je vous dis que la présentation de The Taint (texte et vidéo) que vous avez pu admirer dans mon précédent article représente totalement le film, vous me croyez ? Vous n’avez pas le choix, car c’est le cas.
Donc pour résumer : The Taint est bien une expérience intellectuelle (en tout cas quand on est sous acide), il est envahi de violence misogyne, à cause de l’eau polluée les hommes se transforment en sauvages voulant absolument écraser la tête des femmes, il y a du nibard, ainsi que toutes les substances qui peuvent sortir du corps (par litres, par kilos), et enfin, OUI, je n’ai jamais vu autant de bites se faire exploser.
Est ce que ça en fait un chef d’oeuvre ? Evidemment que non. Est ce que ça en fait un film culte ? Je ne sais pas vraiment. Est ce que c’est nawakesque et fun ? Indéniablement !

La première bonne idée du film est de durer à peine plus d’une heure. On ne compte plus le nombre de films indés vendus sur un concept génial, construits sur une simple idée mais étirée jusqu’à ce que nos nerfs cassent. Ici c’est plutôt dense et efficace même si on peut tout de même compter sur un ou deux moments du film qui semblent quelque peu longuets.
Dés le début on est plongé dans l’ambiance du film : un générique flashy 80′s, une musique (excellente, je vais en reparler plus loin) qui l’est tout autant, un héros au look d’hipster « péruqué » (Drew Bolduc lui même), une scène qui ne tient pas debout, du grand jeu d’acteur (sic), du cul, un plan « porno fake extrême » (on voit à l’intérieur d’un faux sexe féminin dans lequel entre un faux sexe masculin), un bouseux dégénéré qui a la merde au cul, etc, etc… Voilà, vous aussi êtes dans l’ambiance.
Alors oui c’est con, je devine déjà certaines féministes voulant détruire ce film (alors qu’au second degré, c’est très drôle, et que le héros est anti misogyne même s’il n’est franchement pas innocent), mais ça se révèle finalement plutôt bon.

Pourquoi ? Parce que c’est un film généreux, le quasi non jeu de Drew est drôle, le gore bricolé à l’ancienne fait plaisir à voir (le faux sang gicle n’importe comment mais pour de vrai, ras le bol du sang numérique) et puis je fais parti du « bon public » alors du coup ce film m’a éclaté et la bonne heure est passée très rapidement.

C’est un film indé à petit budget mais qui ne se cache pas derrière ces limites pour s’excuser du fait qu’il serait mal fichu. The Taint a été fait avec autant de folie que d’amour. C’est une pure oeuvre ultra typée 80′s dont la BO éléctro se révèle très surprenante de par ses grandes qualités. Elle valorise totalement The Taint, c’est peu de le dire.

Par moment, on peut penser à un certain Street Trash, dans une certaine mesure.

Evidemment, ce n’est pas un film indé qui plaira à tout le monde, mais une telle fraicheur (dingue, un film indé sans zombies et qui n’est pas filmé dans le pur style du Projet Blair Witch) ne peut qu’être saluée.

Et puis, un film où ses infectés sont facilement reconnaissables car ils tiennent tous un rocher au dessus de la tête et ont tous la bite (caoutchoutée) en érection qui sort du pantalon ne peut être que bon ! Non ?

Le site officiel pour voir le film (à acheter dans différents formats).