Feast II : No Limit / Sloppy Seconds [critique]

Posté le 25 octobre 2010 par Desperate Zombie dans Cinéma, critique de film avec comme tags , , , ,

Honey Pie et le barman, survivants du bar où ont eu lieues les attaques des monstres, vont se rendre malgré eux dans une petite ville roche. Malheureusement pour eux, les créatures ne tardent pas à revenir semer la pagaille et la destruction. Ils devront alors faire équipe avec un gang de bikeuses et deux catcheurs nains pour tenter de résister…

Le pitch plante déjà le décor. Les personnes qui ont détesté le premier opus, vont avoir envie de vomir sur celui-ci. Les autres, vont également vomir dessus, mais de joie.
Si vous trouvez que cette introduction manque quelque peu de finesse, je vous invite à d’abord aller regarder ce Feast 2. Vous ne pourrez que revenir vers moi et reconnaitre la grande délicatesse de mon intro.
La recette du premier Feast (que j’ai aimé) était bien particulière : des monstres bourrins, des personnages timbrés, des nibards, des bittes (des créatures mais aussi d’un nain cette fois !) de l’humour paillard et irrévérencieux, de la merde, de l’urine, du vomi, des pets, du sperme et tout un tas d’autres substances non identifiées mais également dégueulasses. Ce deuxième épisode reprend chacun de ces éléments scrupuleusement, et l’amène plus loin.
Si on devait résumer le film, il suffirait d’en extirper trois scènes : la dissection d’un des monstres (longue, grivoise et dégueulasse comme pas possible), la mort du bébé (profondément nawak), et…le catapultage d’un nain.

On aime ou on déteste, mais les deux camps ne pourront qu’avouer une chose : ce film est une grosse bouse ! La réalisation de celui-ci est encore plus folle que le premier, l’aspect DTV saute littéralement aux yeux, l’interprétation est au ras des pâquerettes, et les effets sont tout simplement mauvais. A propos de ces derniers, le fait de lire dans le générique de fin qu’il y a un superviseur des effets spéciaux m’a bien fait rire. Les créatures ressemblent à des mecs dans un costume, les plans avec fond vert sautent aux yeux, et les effets numériques sont juste immondes. On peut aussi s’interroger sur l’idée d’offrir à la saga un plus grand terrain de jeu. Le budget semblant bien plus réduit que le premier, ce film aurait dû être un huis clos, ou du moins se passer intégralement de nuit.

Mais autant le dire, ce film dépasse toute analyse. Les bonus du DVD le confirment. On y trouve un making-of ainsi qu’un doc nommé « A la rencontre des Gulager ». Il faut savoir que ce film (voir même toute la saga) est une affaire de famille : le réalisateur John Gulager y fait jouer son père, son frère, sa belle soeur, ainsi que son neveu. Ce dernier est le bébé tué par un personnage joué par son propre père. Cela peut, je pense, vous permettre vous rendre compte de la folie et de l’humour particulier de cette famille.

Un film très loin d’être parfait, mais qui donne en tout cas ce qu’on est venu chercher.

Et dire que c’est la même team (scénaristes et réalisateur) qui va s’occuper de la suite de Piranha 3D… Ca promet !

(non, je n’ai pas fait cette capture du DVD qui illustre cet article avec un but précis…)

Liens Cinetrafic : Le film GoreFeast 2