Left 4 Dead : avis
Posté le 17 janvier 2009 par Desperate Zombie dans jeux video avec comme tags gore, horreur, video, ZombieJe parle rarement (jamais) de jeux vidéo, mais je ne pouvais pas passer à coté de Left 4 Dead un des jeux événement du moment ! L’acquisition récente de ce jeu (sur XBOX 360) m’a évidemment motivé à en parler.
L’une des particularités du jeu est qu’il n’a pas véritablement de scénario. En gros, 4 personnes luttent contre une épidémie qui a envahi une ville entière (voir plus). Ces 4 personnages sont Bill (un vétéran du Vietnam), Zoey (la fille du groupe), Francis (un biker) et Louis. Cette épidémie n’est pas à proprement parler »zombiesque ». Les créatures dans le jeu sont des infectés, et non des zombies (oui je sais ça vous rappelle quelque chose).
Le jeu est découpé en 4 chapitres distincts, qui constituent chacun une partie. Celle-ci dure en générale 1 heure.
Un fan du jeu a tout de même réussi, en réunissant beaucoup d’éléments du jeu, à retranscrire une certaine trame. Vous trouverez son intéressant travail ici .
Pour ce qui est du bestiaire , il y a les infectés de base (qui ressemblent à des zombies hein) mais pas que. Il y a aussi des boss : le Smoker (qui vous attrape avec sa langue pour mieux vous étrangler et vous rendre vulnérable), le Hunter (très vif, saute partout, hurle, vous choppe, et vous écharpe), le Boomer (un gros dégueulasse qui vous vomit dessus et attire du coup les infectés), le Tank (une grosse créature qui éclate tout sur son passage) et la fameuse Witch (repérable à ses pleurs, attaque et tue la personne qui la dérange).
Pour ce qui est du jeu en lui même, il est particulièrement novateur dans le genre. Les jeux précédents prenant place dans l’univers zombiesque mettaient le joueur seul face à des hordes de zombies. C’était tout autant le cas dans la saga Resident Evil que dans Dead Rising où c’était encore plus visible, le personnage principal étant littéralement noyé dans une immense marais de zombies.
Au fond, ça ne collait pas totalement avec un genre avant tout cinématographique. Les développeurs, constatant sans doute que dans les films de zombies, la survie des personnages était avant tout dépendante d’une bonne cohésion entre eux, décidèrent d’en faire la partie centrale de leur jeu.
Left 4 Dead est donc avant tout un jeu coopératif, tout le gameplay est centré sur ce principe. Il est impossible qu’un des survivants soit seul. Même si vous jouez en solo, les autres personnages sont dirigés par le CPU. Il est clair que dans ce jeu il ne faut jamais s’isoler. Si vous vous retrouvez au sol, près à tomber dans le vide, ou avec vos vies au plus bas, les autres survivants seront là pour vous aider. Même si vous mourrez, tout ne sera pas fini, puisque les autres personnages pourront venir vous sauver plus loin dans la map où vous êtes alors enfermé. A mon humble avis, aucun jeu n’a poussé à ce point la coopération. Une mauvaise cohésion entre les joueurs les poussera inévitablement à leur perte.
Pourtant, le jeu ne se limite pas seulement à du coopératif. Il y a un mode versus qui se révèle tout autant excellent. Le camp des survivants est toujours là, le fonctionnement et le même, mais ce mode a une particularité : les boss sont joués par des humains ! En effet, à tour de rôle, les joueurs se retrouvent dans le rôle de ceux-ci. On se retrouve alors aléatoirement dans la peau (décharnée) de ces viles créatures. Il est particulièrement jouissif de s’amuser avec les différents possibilités de ces créatures, de bâtir des stratégies pour mieux surprendre, désorganiser le groupe de survivants.
Left 4 Dead est, comme je l’ai dis plus haut, indubitablement influencé par les zombies flicks. Contrairement à Resident Evil (du moins dans les premiers épisodes), celui-ci est plutôt lié à la nouvelle vague des films de zombies/infectés initié par Danny Boyle avec son 28 jours plus tard. D’ailleurs, on retrouve dans Left 4 Dead ces fameux infectés qui courent (et insupportent George Romero) et qui insufflent à l’oeuvre une forte tension. D’ailleurs, Left 4 Dead retranscrit très bien cette ambiance post apocalyptique si chère à la saga. Le sentiment de désolation, de fin du monde est prégnant.
Pour ce qui est de l’aspect technique de Left 4 Dead, celui-ci peut sembler pas très beau face aux cadors du moment. Mais il faut relativiser les choses. Le jeu est en fait très bluffant techniquement. C’est impressionnant de voir ces immenses hordes de zombies débarquer d’un coup, à un rythme effréné sans que le jeu ne souffre d’aucun ralentissement.
Si j’avais des défauts à relever, ce serait justement la particularité de Left 4 Dead qui est tout autant sa force que sa faiblesse.
L’expérience de jeu est fortement liée au coopératif. Si on joue avec des personnes qu’on ne connaît pas, des personnes qui ne parlent pas notre langue, ou pire, avec des cons, les parties peuvent se révéler très vite ennuyeuses voir énervantes tant il est difficile d’avancer.
De plus, le principe du jeu imposant un découpage en chapitre fait qu’il est finalement assez court. Celui-ci, comme je l’ai déjà dis, est découpé en seulement quatre chapitres. Heureusement on refait très volontiers les différents chapitres. De plus, on se doute que d’autres niveaux débarqueront plus tard en téléchargement (forcément payants sur XBOX 360…).
Les survivants sont dotés d’un armement finalement assez limité. On y retrouve des armes assez basiques comme des fusils à pompe, mitraillettes, et sniper. On aurait peut être apprécié un peu plus de folie (qui a dit une tronçonneuse ?). Mais c’est sans doute une volonté franche de la part des développeurs qui voulaien pas tomber dans le côté nawak d’un Dead Rising. Un armement trop farfelu aurait eu le risque de déséquilibrer un jeu parfaitement calibré. Et puis le ton de Left 4 Dead se veut assez réaliste.
Pour conclure, je peux dire que Left 4 Dead est une excellente expérience. On se surprend à être assez souvent hilare, terrifié, voir même énervé. Un jeu qui vous sort les tripes quoi.
Left 4 Dead peu paraître assez anodin, certains le verront comme un fps de plus, ce qu’il n’est pas. Il réussi à merveille à retranscrire les sensations éprouvées dans de bons zombie flicks. Il prouve quelque chose d’important : des jeux qui se veulent proches du cinéma n’ont pas besoin d’être simplement des films interactifs ou des jeux bien trop scriptés. L’AI Director est un des points (très) forts de ce jeu. Celui-ci permet en fait de rythmer le jeu à travers des attaques aléatoires (mais intelligemment placées) de hordes de créatures. Cette technique, liée à des lieux précis où il y aura forcément des attaques confère au jeu un rythme impressionnant et très proche une fois encore, des meilleurs films du genre.
Un jeu à ne véritablement pas rater, celui-ci rendant particulièrement accro, même des grands génies tel que Hideo Kojima.
Pour finir, voici sans aucun doute la vidéo qui retranscrit au mieux l’expérience vidéoludique de Left 4 Dead. C’est un trailer non officiel, réalisé par un fan qui reprend certaines phrases qu’on peut entendre durant le jeu (un excellent doublage évidemment bien plus présent dans cette vidéo que durant le jeu).
Bravo à Jack (la page de présentation de sa vidéo).
Ah si, une dernière chose, si vous souhaitez jouer avec moi à Left 4 Dead, vous êtes les bienvenus ! Mon gamer tag : DesperateZombie.
Indiquez moi que vous m’ajoutez, dans les commentaires de cet article, pour que je sache à qui j’ai affaire !


