Gérardmer 09 : The Midnight Meat Train

Posté le 19 janvier 2009 par Desperate Zombie dans Cinéma, news avec comme tags , , ,

Midnight Meat Train

Le photographe Leon Kauffman, qui cherche à percer dans le milieu artistique, se met en tête de démontrer plus d’audace dans son travail afin d’impressionner la propriétaire d’une galerie d’art. Alors qu’il prend des photos la nuit dans le métro, il se trouve à être la dernière personne à voir une jeune femme dont la disparition est signalée le lendemain dans les journaux. En examinant de plus près les clichés qu’il a pris, Leon découvre l’existence d’un homme mystérieux, qui semblerait être un tueur en série s’attaquant aux passagers du métro au milieu de la nuit. Cette piste devient bientôt une obsession pour Leon, qui l’entraîne d’abord lui, puis sa petite amie Maya et son ami Jurgis, jusqu’aux tréfonds de la ville.

Ce film, présenté à Gerardmer cette année a connu un développement très compliqué qui a débouché sur une sortie massacrée. Le réalisateur a changé peu de temps avant le tournage, passant de Patrick Tatopoulos à Ryuhei Kitamura (Versus).
Pour en savoir plus sur ce développement, je vous conseille d’aller jeter un oeil dans un des derniers Mad Movies.

The Midnight Meat Train (Le train de l’abattoir) est en fait une des nouvelles des Livres de sang écrite par Clive Barker. Celle-ci est sans aucun doute une des plus marquantes constituant les nombreux tomes de ces Livres (je suis bien placé pour vous le dire car je l’ai finis tout à l’heure). Ce n’est peut être pas la meilleure mais elle réunit pas mal de bonnes idées. La narration tout d’abord qui se fait de deux points de vues : le boucher, et Kauffman. Le gore est très présent et l’histoire lie profondément la chair à la ville de New-York.

En lisant, cette nouvelle, je me demandait comment pourraient ils l’adapter tant le récit semble impossible à tenir durant 1h25. En lisant le pitch, on peut constater qu’ils ont clairement brodé autour. Kauffman devient photographe, alors qu’il ne l’était pas dans la nouvelle, il cherche la rencontre avec le boucher alors que dans la nouvelle elle a lieu purement par hasard. D’ailleurs, le boucher du film n’est pas du tout comme le décrit Clive Barker dans sa nouvelle.

J’avais également des réserves sur le choix du réalisateur. Celui-ci est excellent mais son style peut paraître difficile à lier avec l’univers de Cliver Barker. Pourtant, selon les critiques disponibles depuis le marché du film de Cannes quand il a été projeté pour la première fois en France, ce mélange de style constitue la force du film.

Celui-ci est d’ailleurs suivi par une excellente réputation !

Pour se faire un premier avis, voici le trailer et un extrait (complètement repris de la nouvelle mais pas avec le même personnage).