Morse (Let the right one in) : tendresse et vampirisme (MAJ)

Posté le 24 septembre 2008 par Desperate Zombie dans Cinéma, news avec comme tags , , ,

Après avoir parlé d’un Punisher sans finesse, je passe à son exact inverse : Morse.

Un titre de film assez troublant et pas très clair finalement. Le pitch l’est bien plus :
Oskar est un adolescent fragile et marginal, totalement livré à lui-même et martyrisé par les garçons de sa classe. Pour tromper son ennui, il se réfugie au fond de la cour enneigée de son immeuble, et imagine des scènes de vengeance. Quand Eli s’installe avec son père sur le même pallier que lui, Oskar trouve enfin quelqu’un avec qui se lier d’amitié. Ne sortant que la nuit, et en t-shirt malgré le froid glacial, la jeune fille ne manque pas de l’intriguer… et son arrivée dans cette banlieue de Stockolm coïncide avec une série de morts sanglantes et de disparitions mystérieuses.
Il n’en faut pas plus à Oskar pour comprendre : Eli est un vampire. Leur complicité n’en pâtira pas, au contraire…

Morse a rencontré beaucoup de succès dans de nombreux festivals mondiaux et on peut le comprendre. La bande annonce a elle seule a le don pour intriguer profondément et attirer inévitablement le spectateur.
Elle réunit déjà les nombreux éléments qui font de Morse un film à surveiller de très prés : adolescence difficile, histoire d’amour, atmosphère étrange et glaciale, vampirisme, sang, et ambiance éthérée.
On pense évidemment au cultissime Ginger Snaps qui mettait déjà en parallèle un mythe classique horrifique (le loup garou) et les interrogations sur l’adolescence.
La photographie du film semble magnifique.
Tomas Alfredson réalise tandis que John Ajvide adapte son propre livre (un best seller).
Ce film suédois sortira chez nous en février 2009.

MAJ : On a appris aujourd’hui via Mad Movies, que le film sera finalement remaké par Matt Reeves (à qui on doit Cloverfield).
On touche de plus en plus le fond niveau remake…
Je ne trouve pas les mots.
(merci Yap)
Ah si une chose quand même : surtout, privilégiez toujours les œuvres originales, celles qui ont la saveur de leur pays d’origine, et évitez comme la peste ces films recouvert d’une tonne de ketchup pour plaire au palet du gros ricain…