Teeth : de l’indé culte pas culte (ni cul)

Posté le 16 juin 2008 par Desperate Zombie dans Cinéma, critique de film, news avec comme tags
Teeth a le pitch qui fait fantasmer. Après Les dents de la mer, après les dents du lac (Piranha), après les dents de la terre (Tremors), voici les dents de la…foune.
Mais après visionnage, merde c’est la déception.

Pourquoi mais pourquoi ? Le sujet promettait du subversif, du rigolo, du trash !
Le film a tout ça en même temps, mais il n’y a rien de tout ça non plus.
Il finit par se mordre la queue (ouais je l’ai placée celle là !).
Il ironise à propos de ce lycée qui montre un croquis de sexe masculin, mais cache derrière un autocollant, le sexe féminin. Or, celui-ci ne montre à aucun moment l’objet du délit, celui sur le lequel les mecs du film et les spectateurs fantasment.
Alors par contre on voit de la bite tronçonnée, charcutée, mais jamais la foune bitophage.
Ca sent trop le pitch trouvé un soir de beuverie et dont on a du broder autour le lendemain, alors qu’on avait vraiment la gueule de bois.
On se retrouve face à un film qui peut faire sourire, mais certainement pas réfléchir, voir même pas jouir.
Outre ce coté pseudo subversif, on se retrouve aussi face à un discours pseudo féministe.
Alors oui, dans le film de Mitchell Lichtenstein les mecs sont tous des salauds qui ne pensent qu’à sauter l’héroïne, quel plaisir de la voir se venger de ces salopards… C’est sans aucun doute un féminisme de bas étage digne d’une ado pré-pubère (ah ouais les mecs tous les mêmes !).
Le casting caricatural au possible, le rythme ampoulé, n’arrange pas la petite affaire.

Ce qui gêne vraiment en regardant ce film, c’est que l’on sent vraiment que le réalisateur a cherché à recréer la formule parfaite pour en faire un film indé culte adolescent.
Désolé Mitchell Lichtenstein, mais votre Teeth n’est pas le nouveau Donnie Darko.
Bien loin de là.