Land Of The Dead : critique
Posté le 4 août 2007 par Desperate Zombie dans Cinéma, critique de film avec comme tags horreur, Zombie
Land Of The Dead (LOTD pour faire plus court) était un film que les fans de Romero n’osaient plus attendre, le dernier épisode de la série datant tout de même de 20 ans ! Mais c’est sans compter avec la mode actuelle des films d’horreur et par extension des films de morts vivants. Le remake de Zombie a été un véritable carton au cinéma, alors c’est le juste retour des choses que Romero ai droit à son retour justement !
Le film nous plonge dans un univers post apocalyptique, les morts vivants ont envahi le monde. Il ne reste plus que quelques petites niches de survivants. Une situation que l’on devinait dans le jour des morts vivants, nous saute ici à la gorge ! Après un générique classieux, angoissant et rendant hommage à la nuit des morts vivants, on découvre donc ce monde où les zombies vivent (aha…) tranquillement entre eux. Ceux ci sont attaqués par une horde d’hommes armés. Le film débute donc sur des points forts.
Les zombies sont ici presque pathétiques, voire attachants. Les « méchants » peuvent être considéré ici comme étant les humains massacreurs de zombie notamment grâce à leur engin de mort : le dead reckoning qui semble être sortie tout droit de Mad Max. Ceux ci sont dirigés par Kaufman (Dennis Hopper), le grand chef d’une nouvelle citée cloisonnée derrière des grillages électrifié. Il est à la tête d’une grande tour au luxe tout autant indécent qu’artificiel. Au bas de cette tour, vivent ceux qui permettent à ces riches locataires de vivre leur petite vie tranquille. La société est donc ici clairement découpée en deux. On offre aux pauvres des jeux de gladiateurs à la sauce zombie et autres beuveries pour leur faire oublier leur condition d’esclave de la haute société. Romero nous offre alors un galerie de personnages intéressants tel que le héros modèle qui ne l’est pas tant que ça (Riley joué par Simon Baker), le tireur d’élite simplet à la demi face de zombie (Charlie joué par Robert Joy), l’ancien homme de main de Kaufman, Cholo (John Leguizamo), Slack (Asia Argento) la prostituée qui cherche la liberté et enfin Big Daddy le chef intelligent des zombies.
Le film est passionnant tant par les idées que Romero met en avant (traumatisme du 11 septembre, attaque vive contre Bush et sa politique, critique de la société en générale), que par l’histoire et ses nombreuses originalités pour un genre aussi cloisonné que le film de morts vivants. Romero nous offre de sublimes plans, des images traumatisantes. Cette beauté des images est autant un avantage qu’un inconvénient. L’ambiance n’est pas assez glauque pour mettre en place une ambiance très angoissante. Mais l’aspect gore n’est pas mis de coté, même si celui-ci est parfois trop plongé dans les ténèbres…. Dernier défaut : le film est trop court, les concepts, idées, personnages défilent trop vite… Tout ça aurait mérité d’être plus creusé.
Cela n’enlève en rien la réussite qu’est LOTD, et permet ainsi de relancer de plus belle cette série de films culte

