Archives de août 5th 2007

Grindhouse Releasing

Attention ! Cet article n’a rien à voir avec le Grindhouse de Rodriguez et de Tarantino ! Le terme a existé avant eux !

Grindhouse Releasing est en fait une boite de distribution ricaine qui remasterise de vieux films bis cultes pour les ressortir en dvd mais surtout au ciné ! Ils retirent donc des copies de films comme The Beyond, Cannibal Hollocaust, Cannibal Ferox, etc… C’est une excellent initiative car (mode « racontage de life » on) durant un stage que j’ai fait dans un ciné art et essai il était quasi impossible que je trouve des copies de vieux films d’horreur afin de les programmer (mode « jme la pête avec ma life » off).

Bon forcément, ça se passe aux USA donc nous on peut aller se faire voir. On peut au moins se consoler en passant sur leur site qui est franchement très sympa avec son look bien vintage et ses quelques bandes annonces racoleuses de vielles bandes bis.

août 5th, 2007 massacré par Desperate Zombie | Pas de commentaires »

Gore & Sexploitation

A good time with a bad girl

R.I.T.Z.E. est un site allemand vraiment pas sage. On peut y (re)découvrir des affiches et lobbycards du cinéma gore des 70’s mais aussi (et surtout !) de sexploitation ! Et si vous ne voulez vraiment pas être sage, allez dans la rubrique Bilder… (à ne pas aller voir si vous n’aimez pas la profusion des poils pubiens typique des 70’s…)

août 5th, 2007 massacré par Desperate Zombie | Pas de commentaires »

Sex, degradation and violence : les trailers des Z des 60’s et 70’s

Au fond, Grindhouse a un peu contribué à exhumer une certaine vision du cinéma. Ces films que certains allaient voir dans des salles TRES obscures. Ces salles où l’on diffusait durant les 60’s et 70’s des films tantôt pseudo horrifiques, tantôt pseudo érotiques. Des films qui à l’époque essayaient d’aller au plus loin de la violence et du sexe. Plus racoleur, tu meurs !

C’est particulièrement drôle d’entendre le narrateur (que l’on retrouve dans les trailers de Grindhouse !) du trailer In Hot Blood dire « a motion picture that goes beyond anything you ever seen, in sex, degradation, and violence. » On se rend bien compte qu’on n’ a désormais plus les même normes.

En voyant ces trailers, on se rend tout de même compte que c’était avant tout un prétexte pour montrer des filles dénudées. On peut trouver que ces trailers ont un certain charme, quasi désuet. J’ai du respect pour ces films, qui ont tout de même une part dans l’histoire du Cinéma.

Retrouvez tout ça, sur ce site sympa !

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L’enfer des zombies (Zombi 2)

Alors que l’on est en pleine vague de remakes de films d’horreur des 80’s, il est intéressant de revenir un peu sur les oeuvres originelles.

L’enfer des zombies de Lucio Fulci s’inspirait lui même de films de son époque. Notamment (et surtout) de Zombie de Romero (d’où le titre Zombi 2 qui veut nous faire gober que c’est une suite !). Parmi les différences avec la saga américaine on peut souligner la particularité des zombies de chez Fulci. Alors que les zombies de Romero ont quasi uniquement la gueule colorée d’un bleu qui aurait dû être cadavérique (ce qui ne fonctionna pas forcément à cause du passage sur pellicule), ceux de Fulci ont un aspect réellement craspec et poisseux par leur décomposition avancée. Les cadavres ambulants de Romero semblent être tout frais alors que ceux de Fulci semblent être particulièrement anciens. La présence de nombreux insectes et vers de terre nécrophages permettent de dater plus ou moins les cadavres.

L’autre différence entre les deux « mythologies » : chez Romero les zombies sont très contemporains, chez Fulci ils retrouvent leurs origines vaudou.

L’enfer des zombies fait sans aucun doute parti des meilleurs films de Fulci avec L’au delà

Pour le plaisir, on se regarde un extrait du film, une scène mythique tant elle est délirante : le combat d’un zombie face à un requin. Ou comment réunir dans une seul scène de succès ciné de l’époque : Zombie et Les dents de la mer.

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Underworld 2 : critique

On peut dire qu’à l’époque je l’ai attendu ce film. J’avais plutôt aimé le sympathique Underworld, malgré des défauts plus qu’évident. En plus j’ai lu dans mon mag favoris (Mad Movies pour vraiment, mais alors vraiment pas le nommer) que dans la suite il y a plus d’action (le premier épisode, à cause entre autre d’un manque de moyens évident en était assez dépourvu), plus de gore (le premier était soft à ce niveau), et plus de sexe (dans le premier on ne voyait même pas les fesses de Kate Beckinsale… tu rends compte ?!).

Bon maintenant je l’ai vu. Tout ça est vrai alors ? Il est plus mieux ? Oui et non mon enfant.

Oui : Il est indéniable que l’action est plus présente, comme souvent à Hollywood. Une suite ce doit d’être Bigger and Louder !! Donc à ce niveau c’est clair qu’on est servi ! La très belle photographie glaciale du précédent épisode est de retour et tant mieux. Les créatures sont assez bien faites.

Non : L’héroïne se borne à bouriner comme une folle avec ses fusils alors qu’on attends quand même de bons gros fight, on est venu pour ça non ?! Cet aspect est vraiment très décevant ! De plus, le scénario qui essai d’être riche en se compliquant la vie est finalement excessivement classique… Le petit chéri de Kate est finalement qu’un petit toutou à sa mémère ni plus ni moins… En plus un élément du précédent épisode manque à l’appel alors qu’il me plaisait plutôt pas mal : la communauté des vampires, et celle des Licans ! C’était l’une des richesses du précédent épisode. Le numéro 2 semble seulement être centré sur l’action.

Bilan : une déception quasi complète (l’intro qui se passe dans le passé est vraiment sympa). Si ça ne vous dérange pas, je retourne voir Blade 2 qui est lui un véritable film de vampires gothique ! Merci Del Toro, Underworld 2 prouve bien qu’il est difficile d’arriver à ton niveau !

août 5th, 2007 massacré par Desperate Zombie | Pas de commentaires »

I spit on your grave : critique

Pour celles et ceux qui connaissent un peu l’anglais, le titre doit leur paraître plutôt agressif : « je crache sur ta (votre) tombe ». Ce titre provocateur ; tout comme l’affiche ; est attaché à un film de Meir Zarchi qui date de 1978. Il fait donc partie de ces films sans concessions comme par exemple La dernière maison sur la gauche de Wes Craven. D’ailleurs, ces deux films ont un point commun : ils sont rangés dans un sous genre du cinéma horrifique, le « rape and revenge« . Ce genre de film est toujours scindé en deux parties : des jeunes filles sont enlevées par un groupe de personnes, qui les violent, torturent et laissent vivantes, la seconde partie conte la vengeance de ces femmes détruites.

A travers l’explication de ce principe, je vous est tout bêtement résumé I Spit On Your Grave. En effet, il n’ira jamais plus loin que ce principe. Cette femme donc, qui débarque dans un coin paumé pour écrire son roman, se retrouve confrontée aux pecnots du coin. Celle-ci se fait longuement violée. Ces scènes sont particulièrement éprouvantes tant le réalisateur les met en scènes d’une manière purement réaliste, et sans aucune complaisance ni pour la fille, ni pour les violeurs. On est face à la réalité, point.

Vient ensuite la deuxième partie du film, bien plus intéressante finalement tant la première partie est pleine de longueurs, mais motivée sans doute par une volonté de réalisme poussé. Les meurtres se suivent et ne se ressemblent pas. Quelque chose est assez surprenant dans ces meurtres : ils se déroulent tous de manière à ce qu’on ne voit aucun détail gore, et sont perpétrés dans l’eau (que ce soit le lac, ou une baignoire). Ce dernier détail, l’apparente piété de la femme, ainsi que sa tenue blanche émaculée semble appuyer sa volonté de purification.

Ce genre de film est intéressant tant il met le spectateur face à ses plus bas instincts et démontre jusqu’où l’homme peut aller à partir du moment où la société n’est plus là pour lui imposer des limites. C’est vrai aussi bien pour les violeurs que pour la violée.

Pour résumer, on peut dire que ce film est intéressant, parfois dérangeant mais pas trash comme sa réputation voudrait nous le faire croire. Le film est parfois maladroit dans sa mise en scène et dans son interprétation. Un film à voir donc pour ceux qui veulent se faire une petite culture dans le cinéma de genre, d’autant plus que l’excellent dvd est trouvable pour une poignée d’euros dans les solderies. Pour parler de ce dvd d’ailleurs, il a d’énormes qualités techniques (une image parfaite pour un film d’un tel budget et de cette époque, un son parfait, je vous conseille de préférer le mono plutôt que ces remixes 5.1 inutiles) et aussi de bonnes qualités éditoriales (commentaire audio passionnant, et superbe affiche d’origine conservée pour le visuel du dvd).

Ce film fait bien évidement partie de ceux dont on a du mal à dire si on les aime ou pas, tant il nous mettent dans des situations inconfortables. A ce propos, un parallèle avec l’excellent Irreversible peut être intéressant. Ce dernier reprend en effet le principe des « rape and revenge » à travers une structure inversée et une scène de viol qui explose les limites du soutenable.

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